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Omra pour les femmes
L’omra est une aspiration profonde que partagent des millions de femmes musulmanes à travers le monde. Visiter la Maison d’Allah, tourner autour de la Kaaba, boire l’eau de Zamzam, prier dans la Mosquée du Prophète ﷺ — ces actes spirituels appartiennent autant aux femmes qu’aux hommes en islam. Et pourtant, les femmes se posent souvent des questions spécifiques auxquelles les guides généraux répondent insuffisamment : Puis-je partir seule ? Quelle tenue dois-je porter ? Que faire si j’ai mes règles pendant l’omra ? Comment s’organiser avec un groupe de femmes ?
Ce guide complet est entièrement dédié aux pèlerines. Il répond à toutes ces questions avec précision, nuance et respect de la diversité des opinions islamiques — sans jamais minorer la capacité des femmes à accomplir ce pèlerinage dans sa pleine dignité et sa pleine valeur spirituelle.
« Le Hajj et l’omra sont le jihad de la femme. »
— Hadith rapporté par Al-Bukhari, d’après Aïcha ؓCes mots du Prophète ﷺ — répondant à Aïcha ؓ qui lui demandait si les femmes avaient un jihad — élèvent le pèlerinage féminin au rang de l’acte d’adoration le plus méritoire que la femme puisse accomplir.
La question du mahram — le tuteur masculin accompagnant — est celle qui revient le plus fréquemment dans les questions des femmes souhaitant partir en omra. Les règles ont évolué ces dernières années, et il est important de distinguer ce que dit le droit islamique classique de ce que permettent les autorités saoudiennes en 2026.
Selon les quatre écoles juridiques islamiques (hanafite, malikite, chaféite et hanbalite), la femme doit être accompagnée d’un mahram (mari, père, frère, fils, ou tout autre homme dont le mariage lui est définitivement interdit par la loi islamique) pour accomplir le Hajj. Sur la question de l’omra, les opinions divergent davantage : certains savants l’assimilent au Hajj en exigeant le mahram, d’autres — notamment au sein de l’école malikite — l’autorisent pour les femmes voyageant en groupe de femmes de confiance.
Cette divergence ancienne entre savants explique pourquoi la décision des autorités saoudiennes de 2021 — autorisant les femmes à partir sans mahram en groupe organisé — s’appuie sur une opinion juridique qui existait déjà dans la tradition islamique, sans constituer une rupture totale avec le droit classique.
Depuis 2021, le Ministère saoudien du Hajj et de l’Omra autorise les femmes de tous âges à accomplir l’omra sans mahram, à condition de voyager au sein d’un groupe organisé via une agence agréée. Cette évolution, confirmée et maintenue pour 2026, ouvre l’omra à des millions de femmes qui n’avaient pas de mahram disponible ou qui souhaitaient accomplir ce pèlerinage de façon autonome.
Les conditions pratiques pour bénéficier de cette autorisation :
La question du mahram pour l’omra fait l’objet de divergences sincères entre savants muslumans. Si vous avez un doute sur votre situation personnelle — si partir sans mahram est permis ou non pour vous selon votre école ou votre compréhension de l’islam — consultez un érudit de confiance avant de prendre votre décision. NexSafar vous met en relation avec des agences dont les guides religieux peuvent répondre à ces questions. Pour aller plus loin : une femme peut-elle faire l’omra seule.
Contrairement aux hommes qui doivent revêtir deux pièces de tissu blanc spécifiques, la femme entre en ihram dans sa tenue habituelle — à condition qu’elle respecte les critères de modestie islamique. Il n’existe pas de « costume d’ihram » féminin standardisé.
La tenue d’ihram de la pèlerine doit :
Une règle importante et parfois méconnue : en état d’ihram, la femme ne doit pas couvrir son visage ni ses mains. Le port du niqab (voile intégral) est interdit pendant l’ihram selon la majorité des savants, qui citent le hadith : « La femme en état d’ihram ne couvre pas son visage et ne porte pas de gants. » (rapporté par Al-Bukhari). Si une femme porte habituellement le niqab, elle le retire en entrant en ihram et le remet après le Tahallul.
Cependant, en présence d’hommes étrangers, certains savants — notamment de l’école hanafite et hanbalite — permettent à la femme de rabattre une partie de son voile sur son visage sans l’y fixer (l’irsal), pour éviter que son visage soit exposé. Votre guide religieux vous précisera la pratique recommandée selon l’école suivie par votre groupe.
Les menstruations (haïd) pendant l’omra est la question la plus fréquemment posée par les pèlerines. Elle touche à la fois au droit islamique, à la médecine et à l’organisation pratique du voyage — et mérite une réponse complète et nuancée.
Une femme en état de haïd (menstrues) ou de nifas (saignements post-partum) ne peut pas accomplir le Tawaf — la circumambulation autour de la Kaaba — qui nécessite un état de pureté rituelle (tahara). C’est la seule restriction liée aux menstrues dans les rites de l’omra : le Sa’i, en revanche, peut être accompli même en état de haïd selon la majorité des savants.
En état de haïd, la pèlerine peut et doit :
La solution la plus simple : attendre la fin des menstrues et l’état de pureté pour accomplir le Tawaf. Si votre séjour est suffisamment long, cette attente ne pose pas de problème pratique. Dès la purification et le ghusl (bain rituel), vous pouvez accomplir le Tawaf puis le Sa’i et le Tahallul pour clore l’omra. Pour les pèlerines dont le séjour est trop court pour attendre : votre agence et votre guide devront anticiper cette situation lors de la planification du voyage.
De nombreuses pèlerines choisissent de décaler leurs règles via la pilule contraceptive pour éviter d’être en état de haïd pendant l’omra. Cette pratique est permise selon la grande majorité des savants, à condition d’obtenir préalablement l’accord de son médecin — certaines femmes ne peuvent pas prendre la pilule pour des raisons médicales. Pour les conseils et recommandations : prendre la pilule pour l’omra — conseils.
La situation d’une femme souffrant de saignements hors cycle (istihadha) est traitée différemment en droit islamique. Ces saignements n’ont pas le même statut que les menstrues — la femme dans cet état peut accomplir le Tawaf après avoir effectué les ablutions. Consultez notre article dédié : la situation de la femme souffrant de saignements hors cycle.
Pour un guide complet sur ce sujet : menstruations pendant l’omra — guide pour les pèlerines.
De plus en plus de femmes choisissent de partir en omra dans des groupes exclusivement féminins — une formule en plein développement qui répond à un besoin réel et offre une expérience spirituelle d’une richesse particulière.
Les avantages d’un groupe exclusivement féminin pour l’omra sont nombreux :
Les agences partenaires NexSafar proposent régulièrement des groupes féminins pour l’omra, notamment aux périodes hors Ramadan les plus fréquentées (novembre, janvier, février) et pendant le Ramadan pour les pèlerines plus expérimentées. Précisez lors de votre demande sur NexSafar que vous recherchez une formule en groupe féminin — les agences partenaires vous proposeront les disponibilités correspondantes. Pour trouver une agence près de chez vous : agences omra Paris, agences omra Lyon.
En dehors de l’état d’ihram, la pèlerine doit maintenir une tenue modeste et digne dans l’enceinte de la Mosquée Al-Haram et dans les espaces environnants de La Mecque. Voici les règles pratiques à connaître.
La Mosquée Al-Haram est un espace sacré où la modestie est de rigueur pour tous — hommes et femmes. Pour les femmes, la tenue doit couvrir entièrement le corps (à l’exception du visage et des mains selon l’état d’ihram), les cheveux doivent être couverts par le voile. Une tenue trop légère, trop colorée ou trop moulante est inappropriée et peut attirer des remarques des agents de sécurité saoudiens. L’abaya (longue robe noire) est la tenue la plus courante parmi les pèlerines — pratique, sobre et couvrant toutes les exigences de modestie.
La Mecque et Médine sont deux villes saintes où les mêmes standards de modestie s’appliquent dans les espaces publics. Les femmes non voilées ou portant des tenues jugées indécentes peuvent être interpellées. Dans la pratique, une tenue couvrant les bras et les jambes, avec le voile, est tout à fait suffisante. L’abaya reste recommandée dans les espaces les plus sacrés.
Pour la liste complète : que mettre dans sa valise pour l’omra et notre guide sur comment s’habiller à La Mecque pour une femme.
L’omra est possible pendant la grossesse — mais elle nécessite une consultation médicale préalable et une organisation adaptée.
La période la plus adaptée est le deuxième trimestre de grossesse (semaines 14 à 28) : les nausées du premier trimestre sont généralement passées, et le volume de la grossesse ne rend pas encore les déplacements trop difficiles. Il est fortement déconseillé de partir au cours des dernières semaines de grossesse — certaines compagnies aériennes refusent d’embarquer les femmes enceintes au-delà de 36 semaines. Obtenez un certificat médical attestant votre état de grossesse et votre aptitude au voyage avant le départ.
Pour toutes les informations : peut-on faire l’omra en étant enceinte.
Les guides religieuses qui accompagnent des groupes de femmes en omra témoignent d’une dimension spirituelle particulière dans les pèlerinages féminins — une intensité émotionnelle, une profondeur dans l’invocation et une sensibilité aux détails spirituels qui caractérisent souvent les groupes de pèlerines.
Le Sa’i est le seul rite islamique majeur qui commémore l’acte d’une femme — Hajar, mère d’Ismaïl ﷺ. Chaque femme qui court entre Safa et Marwa marche littéralement dans les pas d’une mère qui a fait confiance à Allah dans le désert, seule, sans ressources, avec un nourrisson. Cette identification entre pèlerine et Hajar est d’une profondeur que les pèlerines ressentent souvent de façon plus immédiate que les hommes. Nombreuses sont celles qui pleurent au Sa’i en pensant à leurs propres luttes, leurs propres « déserts », leur propre confiance en Allah.
À Médine, la Rawda — le Jardin du Paradis — est accessible aux femmes par des créneaux spécifiques, séparés des hommes. Ces moments de prière entre femmes dans l’espace le plus sacré de Médine ont une saveur particulière — on prie là où priaient les épouses du Prophète ﷺ, dans l’espace qui fut leur foyer, à quelques mètres de la tombe de l’homme qui les aimait, les respectait et les a élevées au rang de modèles pour l’humanité.
Les femmes — mères, épouses, filles, sœurs — portent souvent dans leur du’a devant la Kaaba le poids de tous ceux qu’elles aiment. Elles demandent pour leurs enfants, leurs maris, leurs parents malades, leurs amies en difficulté. Cette dimension intercessoire de la prière féminine — prier pour les autres avant de prier pour soi — est une noblesse spirituelle que les guides observent régulièrement dans les groupes de femmes qu’ils accompagnent à La Mecque.
Oui. Depuis la réforme saoudienne de 2021, le statut matrimonial n’est plus une condition pour partir en omra — une femme divorcée ou veuve peut partir en omra via une agence agréée au sein d’un groupe organisé, sans mahram. Pour toutes les informations : une femme peut-elle faire l’omra seule.
La question de l’autorisation maritale pour l’omra fait l’objet de divergences entre savants. Certains la considèrent comme nécessaire (en l’assimilant au Hajj), d’autres estiment qu’elle n’est pas requise pour l’omra. La réforme saoudienne de 2021 ne mentionne pas d’autorisation maritale comme condition pour le visa omra. Pour approfondir : la femme peut-elle faire le pèlerinage sans l’autorisation de son mari.
En état de menstrues, la femme peut entrer en ihram, accomplir le Sa’i et invoquer Allah. Elle ne peut pas accomplir le Tawaf qui nécessite un état de pureté. Elle doit attendre la fin de ses règles et le ghusl de purification pour accomplir le Tawaf et terminer son omra. Pour un guide complet : peut-on faire l’omra pendant les règles et guide complet pour les pèlerines.
Non. Le rasage de la tête est interdit pour les femmes dans le cadre des rites du pèlerinage — elles coupent uniquement une petite mèche de cheveux d’environ un centimètre. Il est possible d’en savoir plus ici : peut-on raccourcir plutôt que raser les cheveux.
Selon la majorité des savants, la femme en ihram ne doit pas couvrir son visage avec un vêtement fixé sur le visage (comme le niqab). Cependant, en présence d’hommes étrangers, certains savants permettent de rabattre une partie de son voile sur son visage sans l’y fixer. La pratique varie selon les écoles — votre guide vous conseillera selon l’opinion suivie par votre groupe. Pour le détail : la tenue d’ihram pour les adultes et les enfants.