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La omra étape par étape
L’omra ne commence pas à l’aéroport. Elle commence dans le cœur, des semaines avant le départ, quand quelque chose en vous décide que c’est le moment d’aller. Ce guide vous accompagne dans le déroulement complet de l’omra telle qu’elle se vit réellement — de la décision de partir jusqu’aux jours qui suivent le retour — en suivant le fil du vécu concret du pèlerin, étape après étape, lieu après lieu, invocation après invocation.
Ce n’est pas un guide juridique sur la validité des rites — c’est un guide de voyage intérieur, ancré dans la réalité de ce que vous verrez, entendrez, ressentirez et accomplirez à La Mecque et à Médine. Que vous partiez seul, en famille ou en groupe, pour la première fois ou pour revenir, ce guide est votre compagnon de route.
« Allah a institué la Kaaba, la Maison Sacrée, comme un soutien pour les hommes, ainsi que le mois sacré, les offrandes et les colliers. Cela afin que vous sachiez qu’Allah connaît ce qui est dans les cieux et sur la terre et qu’Allah est Omniscient. »
— Sourate Al-Mâ’ida (5 : 97)
Les jours qui précèdent le départ pour l’omra ont leur propre texture spirituelle. Pour les pèlerins qui les vivent consciemment, ils font déjà partie du pèlerinage.
Beaucoup de pèlerins décrivent leur départ en omra non pas comme un choix qu’ils ont fait, mais comme un appel auquel ils ont répondu. Une phrase entendue à la mosquée, un rêve qui persiste, une période difficile qui pousse à chercher le réconfort auprès d’Allah, ou simplement une certitude soudaine que « c’est maintenant ». La niyyah (l’intention) qui précède l’omra porte toute cette histoire intérieure — et c’est cette sincérité originelle qui colore l’ensemble du voyage.
La tradition islamique recommande au voyageur qui part en pèlerinage de régler ses affaires terrestres avant le départ : rembourser ses dettes si possible, rédiger un testament (wasiyya), se réconcilier avec les personnes avec qui on est en froid, demander pardon à ceux qu’on a blessés. Ces gestes ne sont pas des formalités — ils font partie de la purification intérieure qui précède la rencontre avec la Maison d’Allah.
Le ghusl (bain rituel complet) de l’ihram est un acte de sunna que le pèlerin accomplit avant d’entrer en état de sacralisation. Il peut être fait à l’hôtel avant de se rendre à l’aéroport, dans les salles prévues à cet effet dans certains aéroports, ou à bord des avions équipés de sanitaires suffisants. Ce ghusl symbolise la purification totale — corps et âme — avec laquelle on se présente devant Allah. Pour certains pèlerins, ce moment dans la salle de bains de leur appartement parisien, revêtir les deux pièces d’ihram pour la première fois, est déjà un moment de larmes.
Avant de quitter son domicile, le pèlerin récite la du’a du départ :
« Bismillahi, tawakkaltu ‘alallahi, wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh. »
Traduction : « Au nom d’Allah, je me confie à Allah, et il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah. »
Puis il accomplit deux rak’at de prière avant de franchir le seuil de son domicile, demandant à Allah un voyage béni, des rites acceptés et un retour en bonne santé.
Pour les pèlerins voyageant depuis la France, le miqat — la frontière spirituelle à partir de laquelle l’ihram doit être porté — est franchi en plein vol, quelque part au-dessus de la péninsule arabique. C’est l’un des moments les plus inattendus et les plus intenses du voyage.
Sur les vols directs Paris–Jeddah, le commandant de bord ou le guide du groupe annonce l’approche du miqat environ 30 à 45 minutes avant le survol. Une douce agitation s’empare de la cabine : les hommes qui ne sont pas encore en ihram se lèvent pour aller se changer dans les toilettes de l’avion, revenant en deux pièces de tissu blanc, pieds dans des sandales. Les femmes ajustent leurs tenues. Puis, au moment annoncé, une voix s’élève — parfois celle du guide, parfois spontanément celle d’un pèlerin — pour prononcer la niyyah et entamer la talbiya. Quelques secondes plus tard, des dizaines de voix la reprennent à l’unisson.
Le son de la talbiya récitée en chœur dans un avion au-dessus du désert d’Arabie est quelque chose que ceux qui l’ont vécu n’oublient jamais. Des passagers pleurent. Des voisins de siège qui ne se connaissaient pas échangent un sourire complice. On est déjà arrivé — intérieurement.
Une fois la talbiya entamée, elle ne cesse plus jusqu’à l’arrivée à la Mosquée Al-Haram et au début du Tawaf. Les hommes la récitent à voix haute, les femmes à voix basse. Elle rythme le trajet en taxi depuis l’aéroport, la montée vers La Mecque, l’entrée dans la ville sacrée, la marche vers la Mosquée. C’est une façon de rester ancré dans l’état spirituel de l’ihram et de ne pas se laisser distraire par les impressions du voyage.
Il n’existe pas de mots suffisants pour décrire ce moment. Tous les pèlerins qui l’ont vécu le savent — et ceux qui ne l’ont pas encore vécu le découvriront avec la certitude que rien ne les y avait vraiment préparés.
La Mosquée Al-Haram de La Mecque est la plus grande mosquée du monde, capable d’accueillir simultanément plusieurs millions de fidèles. On y entre par l’une de ses nombreuses portes en récitant :
« Bismillahi wa-s-salâtu wa-s-salâmu ‘alâ rasûlillâhi. Allahummaftah lî abwâba rahmatik. »
Traduction : « Au nom d’Allah, que la paix et le salut soient sur le Messager d’Allah. Ô Allah, ouvre-moi les portes de Ta miséricorde. »
On entre avec le pied droit. Et puis — après quelques mètres à travers les couloirs de marbre blanc de la Mosquée, après avoir descendu les escaliers ou traversé les couloirs selon l’entrée empruntée — on aperçoit la Kaaba pour la première fois.
La Kaaba est plus petite qu’on l’imagine. Environ 13 mètres de haut, 11 mètres de large, 12 mètres de profond — une construction sobre, recouverte de sa Kiswa noire brodée d’or. Et pourtant, la voir pour la première fois est une expérience qui désarçonne les plus stoïques. Quelque chose se brise, ou plutôt s’ouvre. Des pèlerins décrivent un sentiment de reconnaissance — comme si une partie d’eux-mêmes avait attendu ce moment toute leur vie sans le savoir. D’autres pleurent dès le premier regard, sans comprendre pourquoi. D’autres encore sont saisis d’un silence intérieur total.
C’est le moment de formuler une du’a — n’importe laquelle, dans n’importe quelle langue. La vue de la Kaaba est l’un des moments où les invocations sont les plus susceptibles d’être exaucées, selon de nombreux savants islamiques. Prenez le temps de vous arrêter, même une minute, avant de vous lancer dans le Tawaf.
Le Tawaf — les sept tours antihoraires autour de la Kaaba — est le rite le plus emblématique de l’omra. Ce mouvement circulaire, accompli simultanément par des dizaines de milliers de pèlerins à toute heure du jour et de la nuit, est l’une des images les plus puissantes de l’islam.
Avant d’entrer dans le flux du Tawaf, vérifiez que vous êtes en état de wudu (ablutions mineures). Si vous avez perdu vos ablutions depuis votre arrivée à La Mecque, refaites-les dans les espaces de purification de la Mosquée avant de commencer. Identifiez la ligne de départ — une ligne verte ou un repère au sol marque le point d’alignement avec la Pierre Noire. Repérez la direction du Tawaf : antihoraire, la Kaaba à votre gauche.
Chaque tour commence et se termine face à la Pierre Noire, enchâssée dans l’angle oriental de la Kaaba à environ 1,5 mètre du sol. La sunna est de l’embrasser si on peut s’en approcher, de la toucher si c’est possible, ou — dans la plupart des cas, compte tenu de l’affluence — de la pointer de la main droite en prononçant « Bismillah, Allahu Akbar ». Ce geste en direction de la Pierre Noire à chaque début de tour est le signal de départ de chaque circumambulation.
Il n’existe pas d’invocations imposées et uniformes pour le Tawaf — c’est une des beautés de ce rite. Le pèlerin est libre d’invoquer Allah dans la langue de son cœur, de réciter des versets du Coran, de formuler des du’as personnelles pour lui-même, sa famille, ses amis, les malades, les défunts. Certains pèlerins pleurent tout au long des sept tours. D’autres récitent en silence. D’autres chuchotent à voix basse les supplications les plus intimes de leur vie. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de vivre le Tawaf — il y a seulement la façon sincère.
Parmi les invocations les plus recommandées, celle entre la Pierre Yéménite (l’angle précédant la Pierre Noire) et la Pierre Noire :
« Rabbanâ âtinâ fi d-dunyâ hasanatan wa fi l-âkhirati hasanatan wa qinâ ‘adhâba n-nâr. »
Traduction : « Seigneur, accorde-nous le bien en ce monde et le bien dans l’au-delà, et préserve-nous du châtiment du feu. » (Sourate Al-Baqara, 2 : 201)
La Mosquée Al-Haram accueille des centaines de milliers de pèlerins en permanence. Les jours d’affluence — vendredi, période du Ramadan, jours fériés islamiques — le Tawaf peut sembler étouffant pour un primo-pèlerin. Quelques conseils pratiques des guides partenaires NexSafar pour le vivre sereinement :
Après les sept tours, le pèlerin accomplit deux rak’at de prière de préférence au Maqam Ibrahim — la pierre sur laquelle Ibrahim ﷺ se tenait lors de la construction de la Kaaba, enchâssée dans un globe de verre doré au nord-est de la Kaaba. Il n’est pas toujours possible de prier directement au Maqam en raison de l’affluence — dans ce cas, la prière peut être accomplie n’importe où dans la Mosquée. Il est recommandé de réciter dans la première rak’at la sourate Al-Kâfirûn (109) et dans la deuxième la sourate Al-Ikhlâs (112).
Après la prière, avant de se diriger vers Safa pour le Sa’i, le pèlerin boit de l’eau de Zamzam — abondamment, en formulant sa du’a. Pour la signification de cette eau : les mérites de l’eau de Zamzam.
Depuis la Mosquée Al-Haram, le pèlerin se dirige vers la colline de Safa pour entamer le Sa’i — la marche sacrée entre Safa et Marwa. Le Mas’a, la galerie couverte et climatisée qui relie les deux collines, longe le côté est de la Mosquée et se développe sur plusieurs niveaux.
En montant vers Safa, le pèlerin récite le verset coranique :
« Inna s-Safâ wa l-Marwata min sha’â’iri l-Lâh. Faman hajja l-bayta aw i’tamara fa-lâ junâha ‘alayhi an yattawwafa bihimâ. »
Traduction : « Safa et Marwa font partie des lieux sacrés d’Allah. Celui qui fait le pèlerinage à la Maison ou qui accomplit l’omra ne commet pas de péché en faisant les allées et venues entre eux deux. » (Al-Baqara, 2 : 158)
Puis il se tourne vers la Kaaba — visible depuis Safa — lève les mains et invoque Allah trois fois en glorifiant Son unicité, avant d’entamer sa marche vers Marwa.
Safa vers Marwa compte pour un passage. Marwa vers Safa compte pour le deuxième. Et ainsi de suite — le Sa’i se termine au septième passage, sur la colline de Marwa. Entre les deux balises vertes marquées sur le sol et les murs du Mas’a, les hommes accélèrent le pas en souvenir de la course d’Hajar. Ils peuvent courir légèrement ou marcher vite — c’est à chacun de calibrer selon ses forces.
Pendant les allers-retours, le pèlerin invoque librement Allah. C’est souvent pendant le Sa’i que les émotions les plus profondes remontent — la méditation sur la confiance d’Hajar, seule dans le désert avec son enfant, cherchant de l’aide sans en trouver, mais ne cessant jamais de courir. Cette image — une mère qui court — touche quelque chose d’universel dans le cœur humain. Des pèlerins qui n’avaient pas pleuré depuis des années versent des larmes au troisième ou quatrième aller-retour.
À l’issue du septième passage du Sa’i, sur la colline de Marwa, le pèlerin accomplit le Tahallul — l’acte par lequel il sort de l’état d’ihram et clôt ses rites d’omra.
Les hommes se font raser la tête entièrement (Halq) ou raccourcissent leurs cheveux (Taqsir). Le Prophète ﷺ a invoqué la miséricorde d’Allah trois fois pour ceux qui se rasent et une seule fois pour ceux qui se coupent les cheveux — c’est pourquoi le rasage est préférable, notamment pour la première omra. Autour de la Mosquée Al-Haram, des dizaines de barbiers proposent leurs services dans des boutiques prévues à cet effet. L’ambiance y est festive et fraternelle — des hommes de toutes nationalités, fraîchement rasés, sortant de l’ihram avec des sourires rayonnants.
Les femmes coupent simplement une petite mèche de cheveux d’environ un centimètre, en privé. Ce geste symbolique suffit pour accomplir le Tahallul. Il peut être fait dans la chambre d’hôtel immédiatement après le retour de la Mosquée.
Avec le Tahallul, l’omra est terminée. Les restrictions de l’ihram sont levées — le pèlerin peut revêtir ses vêtements habituels, utiliser du parfum, reprendre ses activités normales. Ce moment est souvent vécu dans un mélange de légèreté et de gratitude profonde — la conscience d’avoir accompli quelque chose d’immense, d’avoir été l’invité de la Maison d’Allah. Beaucoup de pèlerins descendent sur leurs genoux et pleurent en remerciant Allah de leur avoir accordé cette grâce.
L’omra accomplie, le pèlerin dispose généralement de plusieurs jours à La Mecque avant de se rendre à Médine ou de rentrer en France. Ces jours sont un cadeau — une parenthèse dans le temps ordinaire, à consacrer entièrement à la dévotion, au recueillement et à la découverte des lieux saints.
En dehors de l’omra, le pèlerin peut accomplir autant de Tawaf qu’il le souhaite à titre surérogatoire (nafila). Chaque tour autour de la Kaaba est une prière — et prier en circumambulant autour de la Maison d’Allah est l’un des actes les plus valorisés dans la religion islamique. Les pèlerins qui restent plusieurs jours à La Mecque accomplissent souvent plusieurs Tawaf par jour, particulièrement la nuit quand l’affluence se réduit et que l’atmosphère devient d’une intensité spirituelle unique.
Prier dans la Mosquée Al-Haram vaut cent mille prières accomplie ailleurs selon le hadith du Prophète ﷺ. Ces jours passés à La Mecque sont donc une opportunité exceptionnelle — chaque prière des cinq quotidiennes accomplie dans la Mosquée Sacrée est une récompense immense. Les pèlerins qui prennent le soin d’arriver tôt avant chaque prière pour occuper une place proche de la Kaaba dans le Mataf (l’espace de circumambulation) vivent des moments de prière d’une intensité rare.
La Mecque et ses alentours sont riches de sites liés à l’histoire de l’islam que les guides partenaires NexSafar font découvrir à leurs groupes :
Pour approfondir l’histoire de la ville sacrée : l’histoire de La Mecque et ses mérites et les mérites de La Mecque.
La plupart des formules omra incluent un séjour à Médine, généralement de 3 à 5 nuits. Le voyage entre La Mecque et Médine (environ 450 km) se fait en bus climatisé ou parfois en train rapide — un trajet de 4 à 5 heures à travers le désert saoudien, d’une beauté austère et saisissante.
Médine — Al-Madinah al-Munawwara (la Ville Illuminée) — est la ville où le Prophète Muhammad ﷺ émigra, vécut, gouverna et mourut. Dès l’entrée dans la ville, le pèlerin ressent un changement d’atmosphère : Médine est plus douce, plus intime que La Mecque. L’ambiance y est moins intense mais d’une tendresse particulière — c’est la ville de l’amour du Prophète ﷺ.
La Mosquée du Prophète est la deuxième mosquée la plus sacrée en islam. Y prier vaut mille prières faites ailleurs (hors la Mosquée Al-Haram). Le pèlerin entre en récitant le salam sur le Prophète ﷺ et accomplit deux rak’at de prière de salutation de la mosquée. Puis il se dirige vers la tombe bénie du Prophète ﷺ pour lui adresser le salut prophétique. Ce moment — se tenir à quelques mètres de la tombe de celui qui a apporté la religion jusqu’à nous, à travers les siècles et les continents — est d’une émotion profonde et durable. Pour en savoir plus : préparer son séjour à Médine.
Entre la tombe du Prophète ﷺ et son minbar (chaire) se trouve la Rawda, que le Prophète ﷺ a lui-même désignée comme « un des jardins du Paradis ». L’accès est réglementé et se fait par créneaux horaires séparés pour les hommes et les femmes. Accomplir deux rak’at dans la Rawda est une grâce que les pèlerins cherchent avec patience — parfois en attendant plusieurs heures. Pour ceux qui y parviennent, c’est un moment de prière d’une intensité indescriptible. Pour approfondir : la Rawda, jardin du Paradis.
Le retour de l’omra est un moment particulier — et pour certains pèlerins, l’un des plus difficiles. Quitter La Mecque, quitter la Mosquée Al-Haram, prendre l’avion vers Paris avec le sentiment de laisser quelque chose d’essentiel derrière soi, est une expérience à part entière.
Avant de quitter La Mecque, il est recommandé d’accomplir un Tawaf al-Wada’ — un Tawaf de congé, de gratitude et d’au revoir. Ce dernier tour autour de la Kaaba est souvent le plus chargé émotionnellement de tout le voyage. Les pèlerins ralentissent le pas, cherchent à mémoriser chaque détail de la Kaaba, pleurent en silence ou à voix haute. Certains reviennent plusieurs fois vers la Mosquée, incapables de partir. La tradition dit de sortir à reculons, les yeux rivés sur la Kaaba, pour prolonger le plus longtemps possible ce regard.
L’avion du retour vers Paris est silencieux et pensif. Les pèlerins dorment, prient, regardent par le hublot ou tiennent leur chapelet. Certains écrivent. D’autres, assis dans le même siège qu’à l’aller, mesurent à quel point quelque chose a changé en eux — une certitude, une paix, une résolution. Le retour physique a lieu avant le retour intérieur — celui-ci prend des jours, des semaines.
Les guides religieux partenaires de NexSafar insistent tous sur ce point : l’omra n’est pas une destination finale, c’est un point de départ. La transformation opérée à La Mecque doit être entretenue, nourrie, prolongée par des actes concrets de retour au quotidien. Intensifier ses prières, reprendre la lecture régulière du Coran, continuer les du’as commencées devant la Kaaba, partager son expérience avec sa famille et ses amis pour en vivifier le souvenir — tout cela fait partie du voyage. Pour aller plus loin : que faire au retour de l’omra et au retour de l’omra.
L’ordre est : ihram (état de sacralisation au miqat) → Tawaf (7 tours autour de la Kaaba) → prière de deux rak’at au Maqam Ibrahim → eau de Zamzam → Sa’i (7 allers-retours entre Safa et Marwa) → Tahallul (rasage ou coupe des cheveux). Cet ordre est obligatoire — accomplir le Sa’i avant le Tawaf, par exemple, invalide le Sa’i. Pour la description détaillée des rites : comment faire l’omra — guide étape par étape.
Pour le Tawaf, les savants divergent : certains permettent de l’interrompre pour une prière obligatoire et de le reprendre là où on l’a laissé, d’autres recommandent de reprendre depuis le début. Pour le Sa’i, l’interruption pour une prière obligatoire est permise unanimement, le Sa’i reprenant après la prière. En cas de doute, votre guide religieux vous conseillera selon l’école juridique suivie par votre groupe.
Oui, absolument. La Mosquée Al-Haram ne ferme jamais. Le Tawaf et le Sa’i peuvent être accomplis à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. La nuit — particulièrement après la prière du Icha et avant le Fajr — est même souvent recommandée pour sa sérénité et sa moindre affluence. Accomplir son omra à 3h du matin, avec la Kaaba éclairée et des centaines de pèlerins en mouvement silencieux autour d’elle, est une expérience d’une beauté particulière.
La liberté est totale dans le choix des invocations pendant le Tawaf et le Sa’i. Parmi celles les plus transmises par la tradition : « Subhânallah, wa l-hamdu lillah, wa lâ ilâha illallah, wallahu Akbar » entre chaque tour, « Rabbanâ âtinâ fi d-dunyâ hasanatan… » entre la Pierre Yéménite et la Pierre Noire, et la talbiya jusqu’au début du Tawaf. Pour la liste complète : invocations de l’omra et que dire lors de l’omra.
Il n’est pas interdit de photographier la Kaaba ou la Mosquée Al-Haram. Cependant, les guides religieux recommandent unanimement de limiter au maximum l’usage du téléphone pendant les rites eux-mêmes — Tawaf, Sa’i, prières. Le pèlerin qui a les yeux dans son écran pendant son Tawaf passe à côté de l’essentiel. Les photos peuvent être faites avant ou après les rites, ou lors des moments de pause. La caméra capturera des images — le cœur présent capturera des souvenirs qui durent une vie.